Nous sommes les vampires du capitalisme

Nous sommes les vampires du capitalisme

4 plateformes

« Prendre le maquis est impossible : le capitalisme n’a plus d’arrière-pays, il faut l’abattre en nous, dans nos imaginaires. »

Patrick Chamoiseau, 9 novembre 2016

Nous sommes les vampires du capitalisme est un projet esthétique conçu en 4 plateformes par un collectif. Ces plateformes s’attachent aux ressorts actuels du capitalisme au prise avec le vampirisme. Ou comment le capital et le vampire sont unis dans une même spirale. Notre angle de création ne concerne pas la dénonciation d’un système mais avant tout la prise en compte de ses manifestations. En cela, l’homme n’est pas seulement victime du capitalisme puisqu’il en est le créateur et la ressource principale.

Projet artistique et collectif au long cours, Nous sommes les vampires du capitalisme s’affirme avec engagement comme une proposition touchant à la scène, à la pensée, à la performance comme à l’action territoriale. Voici les 4 plateformes du projet :

Plateforme 1 : Lecture(s)-discussion(s) avec le public

Telle une ouverture libre, ce premier chapitre dévoile le matériau écrit, sonore et visuel du projet. Qu’entendons-nous aujourd’hui par capitalisme ? En sommes-nous les vampires, les responsables ? Sous la forme d’une lecture-performance à plusieurs voix, nous présenterons au public un laboratoire d’idées, de recherches, de témoignages et de questionnements. Des origines de la publicité au monde virtuel comme outillage du capitalisme, du trait de Goya à la voix d’Antonin Artaud, de Nosferatu aux projections contemporaines du vampire, c’est à une traversée psychique et sensorielle que les spectateurs seront conviés.

Plateforme 2 : Action sur le territoire

Pour ce second volet, nous allons observer à la loupe les effets du capitalisme sur un territoire précis. Il ne s’agit pas d’une abstraction mais de la réalité de nos vies. Il arrive en effet que cette réalité soit visible à l’oeil nu. Ainsi, par exemple, les lignes à haute tension et les pylônes de la RTE (Réseau de Transport d’Electricité) vampirisent les montagnes de la Haute Durance, dans les Alpes du Sud : http://avenirhautedurance.com Sur place, des citoyens se battent pour protéger la nature contre un projet dangereux d’un point de vue économique, technologique et environnemental. En deux temps, nous détaillerons les rouages financiers à l’oeuvre et nous proposerons une action avec ses défenseurs de la beauté qui refusent la corruption imposée par l’Etat.

Plateforme 3 : Colloque indiscipliné

Le troisième temps du projet est un détournement du traditionnel colloque. A rebours d’un entre soi et d’un savoir chuchoté à des oreilles trop sages, nous présenterons des allocutions qui viseront autant à la clarté qu’à l’impertinence. Leur thème : « Nous sommes les vampires du capitalisme ». Quel rapport avons-nous au temps, à l’argent, à la communauté et à l’individu, à la mort, au corps, à l’accélération sans fin de la vie quotidienne ? Historiens, philosophes, politologues et chercheurs, géographes et scientifiques prendront la parole au cours de ces rencontres indisciplinés.

Plateforme 4 : Au plateau

Venant conclure cette traversée, une forme scénique nourrie des expériences des plateformes précédentes, explorera le rapport entre image, son, texte et corps, dans ses liens avec le vampirisme. La pièce écrite par Jean-Philippe Rossignol et mise en scène par Stéphane Ghislain Roussel, avec l’acteur luxembourgeois Luc Schiltz et l’actrice italienne Alessandra D’Elia, sera le fruit de plusieurs phases de résidences et d’exploration au plateau.

Prochaines Dates

À suivre.

Équipe artistique

Conception collective :

Myrto Andrianakou, Edith Bertholet, Julien Ribeiro, Jean-Philippe Rossignol, Stéphane Ghislain Roussel.

Calendrier :

Théâtre de Liège, Festival « Corps de Textes », 24 mars 2018.

Centre culturel Op Der Schmelz, Dudelange, Festival « Touch of Noir », 24 octobre 2018.

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